mercredi 13 mai 2009
Tartelette Tatin au Beurre salé
Je ne sais pas si c'est mon récent séjour en Bretagne ou mes lointaines souches normandes qui me font particulièrement apprécier le beurre salé, mais j'aime à le méler aux desserts.
Cette recette est savoureuse et enfantine à réaliser. Sucrée juste ce qu'il faut, elle reste moins lourde qu'une tatin à base de caramel classique.
Pour 4 personnes :
- 4 petits ronds de pâte feulletée ou brisée (au choix)
- 4 grosses pommes (type Golden ou Pink Lady)
- 3 sachets de sucre vanillé
- 100 g de beurre salé
- 1 jaune d'oeuf (+ un pinceau)
Epluchez les pommes, coupez les en deux et partagez en 6 quartiers chaque moitié de pomme.
Faites fondre 75 g de beurre dans une poêle et laissez prendre une légère coloration. Placez les pommes dans le beurre et ajoutez 2 sachets de sucre vanillé. Remuez jusqu'à obtention d'une jolie coloration et laissez cuire de 3/4.
Répartissez le beurre restant dans 4 moules individuels à tartelette et saupoudrez du sucre vanillé restant.
Disposez en rosace les quartiers de pommes cuites (en les serrant bien) et posez chaque disque de pâte sur les pommes.
Dorez au jaune d'oeuf et enfournez entre 30 et 45 minutes à 200 °.
Dégustez tiède avec une crème fouettée ou une boule de glace vanille.
lundi 4 mai 2009
Carpaccio de Saint Jacques, Vinaigrette citronnée Gingembre & Mandarine
Etant d'humeur conteuse ce soir et mon dossier photos ne regorgeant que trop de photos de plats réalisés il y quelques temps, j'ai pour vous une petite entrée raffinée et rafraichissante proposée lors d'un diner il y a quelques semaines maintenant.
Pour 2 personnes :
- 6 grosses noix de St Jacques
- 2 mandarines bien juteuses
- 1 cuillère à thé de gingembre (surgelé)
- 1 cuillère à soupe de jus de citron vert
- 2 cuillères à soupe d'huile de pépin de raisin
- 1 cuillère à soupe de coriandre hachée
- 1 pincée de graines de carvi
- quelques baies roses
- fleur de sel / poivre du moulin
A l'aide d'un couteau bien aiguisé, tranchez le plus finement possible les noix de St Jacques et dressez les dans deux assiettes.Réalisez les suprêmes de mandarines : coupez les deux extrémités du fruit et pelez le à vif en forme de petit tonnelet Coupez chaque suprême en tranchant la chair au ras d'une peau blanche puis tourner légèrement la lame du couteau et faites la glisser, par en-dessous, sur l'autre peau blanche. Détachez ensuite chaque suprême. Disposez les suprêmes sur les assiettes de carpaccio.
Placez dans un bol le jus des mandarines (rendu lors de l'épluchage) et ajoutez le à l'ensemble des condiments : huile, citron, gingembre, coriandre et carvi.
Répartir la vinaigrette sur chaque assiette. Parsemez de fleur de sel, de poivre du moulin et de baies.
Dégustez bien frais avec un pain à mie serrée et une noisette de beurre fermier.
samedi 11 avril 2009
Risotto Bodega con Chorizo & Epinards
La folie des risottos m'était un peu passée... Mais j'ai recraqué vendredi soir !
Le riz rond me faisant de l'oeil depuis quelques jours, j'ai décidé, comme à l'accoutumée de me lancer dans une nouvelle création... Résultat concluant, nous avons englouti nos 2 assisettes juste avant la séance cinéma de 22h.
Pour 2 personnes :
- 1 verre de riz rond
- 6 pétales de tomates confites
- 150 g d'épinards surgelées en feuilles
- 10 tranches fines de chorizo doux
- 3 cuillères à soupe d'échalottes
- 4 cuillères à soupe de ciboulette
- 1 cuillère à thé d'ail
- 20 cl de bouillon de volaille
- 10 cl de rosé
- 1 cuillère à soupe de parmesan
- 10 cl crème de soja à cuisiner
- 1 cuillère à café de paprika moulu
- sel / poivre du moulin
- huile d'olive
Coupez les tranches de chorizo en 4, les tomates confites en aiguillettes et réservez.
Dans une poêle, versez un filet d'huile d'olive et faites dorer l'échalotte. Ajoutez le riz.
Quand il devient translucide, ajoutez les 30 cl de liquide(s), les feuilles d'épinards, les morceaux de chorizo et de tomates confites, l'ail, la ciboulette et la paprika.
Couvrez et laissez cuire à feu doux pendant 45 minutes. Vérifiez de temps à autre en remuant et ajoutez un peu d'eau au besoin.
Quand le riz est cuit et fondant, rajoutez la crème de soja et le parmesan.
Rectifiez l'assaisonnement et servez bien chaud.
mercredi 8 avril 2009
Presque Pesto de courgettes aux éclats de noix de cajou, Mousseline de fromage frais
Ce n'est pas une excuse je sais, mais je manque de temps !
Mais les requêtes de ce matin ayant été multiples, j'ai décidé de confier une petite recette de verrine à quelques amateurs d'un apéritif d'hier midi. Faites le lundi soir à 22h, les jambes tremblottantes, il paraît qu'elles n'en sont que meilleures... !
Pour 22 à 25 verrines :
- 4 belles courgettes
- 1 cuillère à soupe de basilic (surgelé)
- 1 cuillère à soupe de ciboulette (surgelée)
- 1 cuillère à café de fleur de thym (surgelée)
- 1 cuillère à café d'ail
- 1 trait de jus de citron
- une dizaine de grosses noix de cajou
- 500 g de fromage frais nature ou parfumé (Type St Moret, Carré Frais, Boursin aux herbes, aux poivres...)
- 15 cl de crème fleurette
- huile d'olive
- Sel et 4 baies
Nettoyez les courgettes et débarrassez les de leurs pédoncules.
Débitez les en rondelles et placez les dans un récipient allant au micro ondes avec un filet d'huile d'olive. Salez et poivrez.
Couvrez et faites cuire à puissance moyenne environ 15 minutes.
Dans le bol de votre mixeur, placez l'ensemble de herbes, l'ail, les noix de cajou, le jus de citron avant d'y ajoutez les courgettes cuites (en fonction de vos goûts, elles peuvent être encore croquantes) et égouttées. Mixez plus ou moins finement (toujours selon vos goûts ; pour ma part j'aime sentir quelques petits morceaux).
Réservez au frais le pesto de courgettes.
Dans un saladier, placez le fromage frais (ajoutez au besoin des épices, des herbes...) et allongez avec la crème. Salez et poivrez.
Attention la préparation doit être lisse mais surtout pas liquide.
Placez la préparation crémée dans une poche à douille.
Dressez en verrine : disposez 2 cuillères à café (ou plus) dans le fond et garnir de crème au fromage frais.
Placez au frais jusqu'au moment de servir.
NB : Désolée, mais je n'ai que le pesto à vous offrir en photo, car même si j'avais eu un appareil photo hier, je pense que je n'aurais pas eu le courage (et surtout... le temps !) de les photographier.
mardi 3 mars 2009
Gomasio Maison
En furetant sur les blogs de quelques accolytes cuisinières, j'ai découvert qu'il était enfantin de confectionner son Gomasio maison. Il m'est arrivé d'en acheter en épicerie diététique et j'avoue que j'aimais en saupoudrer un peu partout (salades, légumes verts, volailles et poisson grillés...).
Il vous suffit de :
- 3 à 4 cuillères à soupe de graines de sésame
- 1 cuillère à thé de fleur de sel (ou sel marin, éléments de base du gomasio)
- quelques graines de poivre mélangés (noir, vert, baies roses...)
Faites griller à blanc le sésame dans une poêle. Veillez à ce qu'il ne brûle pas, il doit simplement prendre une jolie couleur de caramel blond. Laissez refroidir et placer dans votre mixeur les graines grillées, le sel et les poivres. Mixez finement !
Le tour est joué !
Saupoudré hier soir sur des petits légumes poêlés (pommes de terre finement émincées, courgettes et poivrons jaunes en dés largement agrémentées d'herbes fraîches), c'était exquis !
mercredi 18 février 2009
Terrine de foies de volaille aux pruneaux
Je ne pouvais pas faire autrement que de mettre en ligne cette recette..
Voilà comment un samedi soir qu'on aurait aimé voir durer encore, cette franchouillarde petite entrée laissera l'empreinte d'une dégustation, même si elle ne fût et ne sera évidemment pas la dernière, au triste goût d'Aurevoirs..
Pour une terrine de 500 g :
- 150 g de foies de volaille crus
- 250 g d'échine de porc
- 100 g de lard fumé
- 1 jaune d'oeuf
- 2 tranches de pain de campagnes écroûtées
- 1 demi verrre de lait
- 1 trait d'Armagnac
- 1 dizaine de pruneaux dénoyautés
- quelques baies de genièvre
- 1 pincée de quatre épices
- 1 pincée de thymp séché
- 50 cl de gelée au madère (toute prête)
- Sel et Poivre du moulin
Faites tremper le pain dans le lait.
Mixer finement l'ensemble des abats et des viandes puis transvaser dans un saladier.
Ajoutez le jaune d'oeuf, le pain essoré, les épices, le thym, l'alcool et les puneaux.
Salez (pas trop avec le lard fumé) et poivrez.
Mélangez le tout et placez dans une terrine.
Versez la moitiée de la gelée (refroidie) et faites quelques entailles afin qu'elle s'infiltre.
Placez dans un bain-marie pendant 3h à 180 ° et arrosez pendant la cuisson.
Je me suis inspirée de diverses recettes trouvées, j'ai mis tout çà dans un shake up et Voilà !
dimanche 25 janvier 2009
Mousse au Chocolat à ma Façon
S'il est un dessert pour lequel j'avais une addiction étant gamine, c'est bien celui là... et j'ai souvenir en avoir ingurgité bon nombre de coupelles ! Pourtant, même si j'ai toujours autant plaisir à en manger, je n'en fais que très rarement et j'aime souvent y mettre un peu de l'inspiration du moment.
Je l'avais faite pour 2 il y a plusieurs jours, mais voici la base pour 6 personnes :
- 200 g de chocolat noir
- 6 oeufs
- 100 g de beurre
- 1 sachet de sucre vanillé
- 1 pincée de sel
- Et le petit + : 1 trait de lait de coco (en fonction du goût du moment, j'ajoute soit des orangettes confites, de la poudre de coco, un assortiment d'épices, type muscade, cannelle et cardomone...)
Faites fondre le chocolat cassé en petits morceux au bain marie (ou au micro ondes) avec le beurre et 10 cl d'eau. Remuez afin d'obtenir une pâte homogène.
Ajoutez alors les jaunes d'oeufs, le sucre vanillé et le lait de coco. Réservez.
Montez fermement les blancs en neige avec une pincée de sel et incorporez les délicatement à la préparation chocolatée refroidie.
Versez dans des coupelles individuelles et réservez au frigo au moins 3 heures avant dégustation.
lundi 19 janvier 2009
Quand l'homme se fait monstre...
Je crois n'avoir jamais poussé de coup de gueule ici depuis quasiment 2 ans d'existence de ce blog, mais il est plus que temps d'exprimer l'une des choses qui me révolte le plus et qui me hante depuis pas mal de temps : le massacre et la torture des animaux.
Je suis outrée de constater que la liste s'allonge à mesure que de nouvelles pratiques plus ignobles et abominables les unes que les autres germent aux quatre coins du monde, baffouant le droit élémentaire de vie de l'animal, et tellement interloquée face à des lois qui demeurent si floues quant au statut de l'animal.
Au nom de quoi peut-on en toute impunité éviscérer, écorcher, mutiler, dépecer ces animaux qui donnent tant de relief et de diversité à la Terre ? Il est évidemment formidable de prendre conscience de la diminution de nos ressources énergétiques, de la déforestation, de la pollution qui condamnent notre planète à disparaître si l'on n'agit pas, mais comment est-il possible de préserver d'un côté, pour anéantir de l'autre ? L'Homme se veut-il au final n'être un jour plus que la seule espèce vivante sur Terre ?
Pourtant, je vais probablement apparaître détachée, mais présentemment ce n'est pas à la planète que je pense...
Je pense à lui...
A eux...
A eux aussi...
Je me souviendrai toujours de ce soir, il y a trois ans, où PPDA annonçait au JT de 20h que ce qui allait suivre était d'une violence extrême. Avec du recul, je crois qu'à la fin du reportage j'étais proche de ce qu'on peut appeler un état de rage à la limite du paroxysme ; j'ai du pleuré toutes les larmes de mon corps à l'idée seule d'imaginer à quelle espèce j'appartenais ! Internet ne regorge que trop de ces vidéos, vous n'aurez pas de peine à les trouver...
Et pour ceux qui refuseraient de voir car cela reste totalement insoutenable, imaginez ces malheureux souffres-douleurs, parqués dans des cages minuscules, tournant et bondissant sur les grillages, signes d'un stress intense, d'autres grattant le sol jusqu'à épuisement... Un employé arrive, sortant l'une de ces pauvres bête et le jettant très violemment à terre. Il l'immobilise... lui coupe les quatre pattes avant de lui donner des coups de batte sur le crâne... La truffe saigne abondamment... L'animal est toujours conscient... Comble de l'horreur, l'homme lui maintient la tête au sol et le dépèce vivant... lentement... L'animal n'a plus de voix tant sa souffrance est insupportable... Une fois sa fourrure récupérée, on le jettera agonisant dans une benne où s'amoncellent les cadavres de ses compagnons voués au même supplice.
Il ne s'agit pas là d'un étalage morbide.. mais d'une réalité abjecte et intolérable.
Et si tous ensemble, nous tentions de faire partie de la solution... et non du problème ?














