Salé Sucré

Juste pour le plaisir des papilles..

mardi 23 octobre 2007

Eté 2005 : Nuit de terreur estivale...

Rien ne va plus dans les cuisines de l'appartement B2... Le temps n'étant plus près des fourneaux depuis quelques semaines (et oui, les faitouts, poêles et autres plats sont encartonnés...), il me fallait trouver une porte de sortie...
Je me résous donc à venir ici pour poster autre chose que des recettes de cuisine... Mais c'est promis, vous me retrouverez bientôt en gastronome avertie, cuillère en bois dans la main droite, tablier autour de la taille !

J’espère que vous serez indulgents envers ce changement d’orientation momentané que prendra mon blog. Ne cherchez donc plus… YA PAS DE RECETTES  !!!!

Alors, attention, je fais tomber le rouleau à pâtisserie et je ressors du chapeau en… en… (nan nan pas en Bee Gees, ni en pilote de Formule 1 !)… mais en conteuse …

Eté 2005, c’était la fin du mois de juin.. des vacances qui, cette année là, commençaient bien tôt..
De ces vacances dans le centre de la France, je garde un excellent souvenir mélangé à l'une de mes pires phobies... me retrouver dans une maison isolée
à la tombée de la nuit...
En le lisant comme çà, vous vous direz surement que la petite Vanessa a oublié de grandir ou a trop regardé de films d'épouvante... Bon, soyons francs, il y a aussi un peu de çà !
Mais avouez tout de même que vous ne fanfaronneriez pas si vous vous retrouviez dans cette maison... avec pour alentours juste les ballots de paille des fermiers, eux même résisant bien, bien, biiiien loin de leurs ballots !

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Je vous plante le décor...

Incontestablement,  mon premier coup d'oeil sur cette maison de campagne aux allures sauvages fut fantastique !  Evidemment, que peut on imaginer de plus ressourcant et reposant qu'un pavillon au calme, loin du stress de l'année de travail et qui offrirait dans son proche périmètre, barbecue sauvage, piques niques, cueillette de tournesols et de fruits et autres randonnées et ballades en vélo... Un isolement qui, à n'en pas douter, ne peut avoir forcément que du bon... le jour...

Tandis que les dernières braises du barbecue s'étouffaient, et que le doux manteau de la nuit d'été enveloppait le jardin (un jardin où à y réfléchir, il faisait mieux vivre même la nuit !), je rentrais, mon verre à la main, me mettre à l'abri d'une première nuit qui s'annonçait fraîche et venteuse... Et là en pénétrant dans la maison, que nous nous étions pourtant appropriée depuis le matin, je remarquais une foule de petits détails qui m'auraient semblés insignifiants le jour, mais qui, à la nuit tombée, m'interpellèrent.. Au delà du fait qu'à cet instant la maison m'apparût immense, regorgeant de recoins que je n'avais pas visité dans la journée, elle m'apparut soudainnement... lugubre...
Je me revois, debout dans l'entrebaillement de la porte de l'arrière cuisine, les bras chargés de la vaiselle du repas, à scruter attentivement cette maison.
C'était hélàs trop tard pour chasser toutes les angoisses qu'elle commençait à me procurer. Sans savoir pourquoi, c'est  à cet instant précis qu'elle m'effraya..
A la cuisine et le salon en enfilade meublés de chêne ancien très travaillé, se succédaient un grand couloir de vieilles tomettes tricolore de chaque côté duquel se dressait une porte... Je n'avais d'ailleurs pas remarqué non plus le nombre incroyable de portes dans cette maison... des portes qu'à cet instant, l'idée même de pousser, me terrorisait.
La finesse du vitrage, cassé par endroits, l'absence de volets, la facilité évidente qu'on pouvait avoir pour entrer dans cette maison dont la porte du sous sol était une vieille planche de bois démantibulée tenant par un loquet qu'en enfant de 3 ans aurait pu ouvrir, le tout couplé aux craquements du plancher d'un grenier que comme toutes les autres pièces, il était hors de question que j'aille visiter... J'étais tétanisée, mes pires cauchemars défilant en accéléré devant mes yeux exhorbités !
Je m'empressai donc de gagner la chambre, imaginant me sentir mieux sous les couvertures... Le croire,
était une hérésie ! Il suffit qu'un orage violent digne des tempêtes estivales éclate, pour que mon palpitant se remette en marche de plus belle. J'ai d'ailleurs cru cette nuit là qu'il quitterait pour de bon de ma cage thoracique !
Bon sang, comme c'est infiniment long une nuit quand on ne dort pas...
Au petit matin après avoir passée 6 heures blottie sous les couvertures, à transpirer des gouttes grosses comme mon auriculaire, à sursauter au moindre bruit, au moindre silence aussi, à imaginer que le tueur à la fourche passerait par le sous sol pour venir me transpercer le corps, je finis enfin par m'endormir...
Evidemmment la jolie maisonnette avait repris son doux visage enchanteresque, façon villa de Grand Maman (c'était d'ailleurs la villa d'une Grand Maman...) et tandis que le soleil innondait la maison de campagne, moi je dormais paisiblement (je dormis tard d'ailleurs..) n'imaginant pas à ce moment là que s'il restait, certes 7 belles journées de vacances, il restait surtout... 7 nuits !



Posté par Thalianessa à 16:39 - ^^ Un peu de moi... beaucoup de tout ! ^^ - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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