Salé Sucré

Juste pour le plaisir des papilles..

jeudi 27 mars 2008

Cannellonis Epinards - Ricotta

Entre bronchodilatateur cortisonné, inhalations mentholées et antibiotiques, il fallait bien trouver un plaisir quelconque... Alors çà aura été pendant ces trois jours irrespirables celui du livre... et hier soir celui de la bouche :)

Un paquet de feuilles de lasagnes fraîches attendait sagement dans le frigo. Elles sont passées pour moitié en cannellonis !
Voici une fois de plus une recette simple, rapide à réaliser et très gouttue.

Pour deux mangeurs (dont une tuberculeuse !) :

- 4 feuilles de lasagnes fraîches
- 500 g d'épinards cuits
- 200 g de ricotta
- 1 gousse d'ail
- quelques feuilles de basilic
- 2 cuillères à soupe de parmesan
- 1 brique de béchamel (circonstances atténuantes pour une malade n'ayant pas eu le courage de la faire elle même !)
- sel et poivre du moulin

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Passez au mixeur les épinards cuits, la ricotta, l'ail, le basilic et une cuillère à soupe de parmesan. Salez et poivrez.
Répartissez la farce ainsi obtenue dans chaque feuille et roulez afin d'otenir vos cannellonis.
Disposez-les dans un plat allant au four et nappez de béchamel (pour ma part je l'ai rallongée au lait demi écrémé afin de permettre plus facilement la cuisson des pâtes).
Saupoudrez avec le reste du parmesan et enfournez à 180° entre 30 et 45 minutes.

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Bon appétit !

Posté par Thalianessa à 11:45 - 7. Légumes et féculents - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 20 mars 2008

A la demande de Christine...

Comme un saut d’humeur soudain, le ciel bleu de la lumineuse après midi d'aôut s’obscurcit et une pluie torrentielle noya brusquement Paris. En moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, les terrasses s’éparpillèrent et les jardins publics se vidèrent. Des trombes d’eaux inondaient le quartier des Halles et le parvis du centre Pompidou grouillait de gens pressés et désireux de s’abriter de ce qui s’annonçait comme le début d’un orage d’été. Les bouches d’égout régurgitaient des flots odorants et poussiéreux dans lesquelles régulièrement, se tordait un escarpin féminin. Cet après-midi là, c’est le pied menu de Sarah Berthier qui s’y engouffra. Aspirée par l’écoulement immodéré de l’eau, la silhouette juvénile de la jeune comptable vacilla et la moitié de son tibia s’enfonça dans le cloaque. Elle essaya vainement de s’en extirper en s’aidant de ses bras, mais une violente douleur irradia instantanément sa jambe prisonnière. Quelque chose avait probablement dû se déplacer, voire peut être même se fracturer dans sa chute.
- S’il vous plaît… demanda-t-elle doucement.
Ce jour là, Sarah Berthier n’était, malheureusement pour elle, pas plus repérable que les autres jours. Et le brouhaha suscité par l’affolement des jeunes cadres en tenue estivale et des touristes dépités par la soudaine tempête, ne l’aida guère. Personne ne remarqua Sarah Berthier, gisant dans le caniveau. Comment aurait-il d’ailleurs été possible de la remarquer ? Sa voix à peine audible, son teint pâle, presque blâfard, ses cheveux broussailleux et ternes retombant mollement sur son visage cachant en partie son regard fuyant. Sarah n’était ni belle, ni laide. Simplement transparente. On ne pouvait même pas dire qu’elle charmait, qu’elle impressionnait ni même qu’elle rebutait. Absolument pas. Elle ne suscitait pas le moindre sentiment. On ne la connaissait pas. Ni ses voisins de pallier du deuxième étage de son petit immeuble niché en plein cœur du Châtelet, ni la boulangère, pourtant physionomiste, de l’Avenue Victoria qui lui vendait chaque jour sa demie baguette. Il en était de même au sein de la non moins célèbre société H.A. En Ligne, pour laquelle Sarah travaillait depuis bientôt deux ans. Ni le responsable du Département Ventes qui la croisait chaque matin dans les longs couloirs de l’entreprise, ni ces propres collègues du service comptabilité n’étaient capables d’évoquer une discussion, un échange ou un quelconque souvenir en lien avec Sarah Berthier. Au mieux, elle laissait aux quelques personnes appelées à la côtoyer, un sentiment flou de déjà vu. Elle faisait partie de ces gens qui se fondent malgré eux dans le paysage.
- Qui est-ce ? chuchotaient systématiquement la plupart du personnel d’H.A.E.L quand, lors du repas annuel, son PDG, Hubert Arrignon, prenait la parole pour remercier nominativement chacun de ses salariés pour leur travail et leur esprit d’équipe,  se plaisant à rappeler que son entreprise était avant tout « une grande famille extrêmement soudée où chaque membre constitue un élément essentiel ».
Et il avait raison. Au-delà d’être à son apogée, et d’être devenue en trois ans à peine le must du e-commerce, H.A.E.L. était une entreprise enviée et prisée, où il faisait bon vivre, et où chaque employé se connaissait. Seule Sarah Berthier n’appartenait pas à cette famille. Pas parce qu’elle en était exclue, mais parce qu’on ne la connaissait pas. On ne la connaissait pas parce qu’on ne la voyait pas. Il faut dire qu’au-delà d’un physique quelconque, son attitude n’avait rien de remarquable. Petite, menue, sans grâce et sans port particulier, elle marchait toujours le nez dans ses chaussures. Et ce n’est pas non plus sa façon se s’habiller et les couleurs fades qu’elle choisissait, qui la mettaient en valeur. Un caméléon ne se serait pas mieux fondu dans le paysage.

(...)

Posté par Thalianessa à 10:20 - ^^ Un peu de moi... beaucoup de tout ! ^^ - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 5 mars 2008

Linguines aux légumes verts et aux champignons

Du laisser aller selon certains, de la nonchalance selon d'autres..
La vérité ? L'esprit est ailleurs que dans mes cuisines..
Pourtant, bizarrement, je continue à approvisionner mon frigo, à nourrir mes placards de nouveautés en tout genre (trop d'ailleurs, ils commencent à ne plus fermer !), à lire mes recettes, à songer à de nouvelles (j'ai d'ailleurs, pour les amateurs, quelques verrines en stock... si  si J !)..
Malgré cela, mes mains ne prennent pas le tablier ni les faitouts, mais ont plutot la fâcheuse tendance, ces derniers jours, à  prendre une autre main pour aller se faire servir ou encore à décrocher le téléphone pour appeler un de ces fous en mobylette qui nous ramène 9 fois sur 10 une pizza tiède !

Mais, on a beau chasser le naturel.. ne revient-il pas au galop ?
Je vais tâcher de reprendre mes esprits et je vais vous confier une sympathique petite recette de pâtes très simples à réaliser, pour le moins délicieuse et qui, hier encore, a fait son effet !

Pour deux amoureux quelque peu fatigués :

- 400 g de linguines (ce sont ces pâtes un peu plus large que des spaghettis)
- 100 g de pois gourmands
- 200 g d'épinards en branches
- 100 g de petits pois frais
- 4 gros champignons blancs
- 25 cl de crème liquide
- parmesan
- huile d'olive
- sel et mélange 5 baies

Cuire individuellement les légumes :
- Ecossez les petits pois et ébouillantez les 15 minutes. Réservez.
-
Ebouillanter les pois gourmands 10 minutes. Egoutez et réservez
- Faites étuver les épinards (pour ma part n'ayant pas de frais sous la main, j'ai opté pour des épinards congelés que j'ai préalablement décongelé) dans un filet d'huile d'olive pendant 10 minutes. Assaisonnez les et Réservez.
- Pelez et émincez les champignons et comme les épinards faites les suer quelques minutes à la poêle. Réservez.
Dans une poêle un peu plus grande et préalablement graissée (restons sur l'huile d'olive !), mélez les 4 légumes et faites réchauffez doucement. Versez la crème liquide et rectifiez l'assaisonnement.
Maintenez à feu doux pendant la cuisson des pâtes avant d'en napper généreusement vos linguines.

Le naturel des légumes verts sur cette variété de pâtes, un régal..
N'oubliez pas de saupoudrer de parmesan... !
Une recette on ne peut plus enfantine à réaliser !

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Posté par Thalianessa à 18:05 - 7. Légumes et féculents - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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