vendredi 18 avril 2008
Plaisir du palais, 2ème opus...
Je poursuis aujourd'hui dans un registre aux antipodes du raffinement du délicat rituel thé/chocolat pour aborder un des plaisirs typiquement made in France : le FROMAGE !
Je crois qu'entre lui et moi c'est une véritable histoire d'amour, voir une alchimie ; et ce, depuis ma plus tendre enfance !
A 6 ans à peine (et en Ch'ti qui s'respecte !), mon grand père m'apprenait à tremper les tartines de fromage dans mon café au lait (non, non, il n'a rien inventé Dany : c'est bien vrai (!) ; à une exception, moi c'était le Camembert... "Moins fort a'l'bouc' !"). Pendant que d'autres mangeaient au goûter du Papy Brossard, Mamie me donnait en guise de 4 heures mimolette extra vieille et pain de campagne !
Comment était il donc possible d'espèrer ne pas l'aimer... "espérer" car totalement consciente d'en manger bien trop ! Et croyez moi çà vous marque (surtout votre fessier !) pour le reste de votre vie ! Mais il est difficile de se refaire à (presque) 29 ans !
Je suis d'ailleurs adepte d'un large éventail de fromages et j'avoue être toujours prête à provoquer le ravissement que procure la moindre bouchée sur mes papilles. Avec malgré tout une préférence pour les fromages à pâte molle (à croute fleurie ou lavée) et pour bleus... mais pensez bien que si un pâte cuite me fait de l'oeil, je succombe tout autant ! Ajoutons occasionnellement à cela la petite fantaisie qui fait tout : s'en délecter avec une note sucrée...
Un Chabichou du Poitou et une petite grappe de Chasselas...
Un Gongonzola fondant et quelques lamelles d'une Comice bien jutteuse...
Un Beaufort et une confiture de cerises noires...
Un Mont d'Or fait à coeur et quelques dattes séchées...
Je me fais du mal là !! Et rien que d'y penser, l'aiguille de la balance en tremble !
Mais bon, finalement, çà n'a pas du bon de se faire un peu de bien ? Parce qu'après tout, le plaisir n'est il pas pour le corps ce qu'est le bien pour l'âme ?

